22/02/2012

Histoire de Warquignies

eglise warquignies.jpgWarquignies est une section de la commune belge de Colfontaine, située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.



Communes fusionnées de l’entité de Colfontaine

Pâturages, Warquignies, Wasmes

Étymologie

On ne trouve mention de Warquignies qu’à partir du XIIIe siècle, sous les formes Warkignies, Warquegnies. C’était une dépendance en partie de Wasmes et en partie d’Hornu. Le village formant une petite enclave entre ces communes et Dour, était plus étendu au Moyen Âge, car il comprenait alors, Résignies alias Ersegnies, aujourd’hui hameau de Wasmes beaucoup plus ancien. On le trouve cité Reseneioe (1110), Resegnioe (1149), Resignies (1185).

Pour Alexandre-Guillaume Chotin[1], Warquignies vient de vercaria, pâturages aux brebis, ou de vaccaria, pâturage, wastine ou terrain en friche. M. A. Debove, dans son ouvrage sur les communes du canton de Boussu, semble se rapprocher de la vérité en le trouvant en warqua wareca, mot bas-latin qui est devenu roman, warechaix, waressais waressay, c’est-à-dire terrains communaux.

Avec la désinence bien connue egnies ou ignies, il signifierait les habitations vers les waressaix. Quant à Resignies, dont le nom a des affinités avec Roisin c’est l’habitation des vignes (resin, raison, pour vigne), à moins qu’on y trouve un nom propre franc, Res ou Resa. [Informations 

Histoire

Au XIIIe siècle

En 1262, le village fut donné à l’abbaye de Saint-Ghislain par le pape Urbain IV.

Au XVe siècle

En 1410, la seigneurie, qui appartenait à Pierrard Rogier, bourgeois de Mons.

À partir de 1470, les charbonnages sont cités.

Au XVIe siècle

Les charbonnages du Grand et du Petit-Tas sont mentionnés.

En 1501, la seigneurie, qui appartenant à Pierrard Rogier, devint la propriété de la famille de Lusy, par suite du mariage de Catherine Rogier, dame de Warquignies, avec Antoine de Lusy.

Au XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, Warquignies se divisait en trois parties :

  • Résignies : appartenant à l’abbaye de Saint-Ghislain qui l’avait acquis en 1149 du chapitre de Sainte-Waudru ;
  • Warquignies : ou le clos du village, de 37 bonniers, qui avait des seigneurs particuliers ;
  • Les champs et les pâturages communs aux deux précédents.

Vers 1765, les charbonnages du Grand et du Petit-Tas furent exhaurés, par une machine à vapeur, système Newcomen, que le seigneur du village fit élever à ses frais.

En 1976, Warquignies fusionna avec Wasmes et Pâturages pour constituer la nouvelle entité de Colfontaine.

Folklore

C'est connu, Warquignies est un « village à sorcières » ! C'est donc tout naturellement qu'a lieu chaque 3e week-end de septembre depuis 1976 le Sabbat des Sorcières de Warquignies qui débute dès le jeudi soir par des animations pour les jeunes enfants suivis le lendemain d’un jeu de nuit consistant à déambuler dans tout le village suivant un itinéraire donné sous forme de questionnaire et permettant de rassembler assez d’indices pour permettre l’arrestation de la sorcière Marie-Rose le samedi après midi. Celle-ci, dès son arrestation, est promenée, aux yeux de tous dans le village et rues avoisinantes lors du cortège de chars garnis, de géants et des divers personnages costumés dont certains font partie de la cour de jugement, pièce tragi-comique en patois borain qui a lieu à la fin du cortège et qui permet de juger puis condamner l’ingrate au bûcher avant le feu d’artifice final. C’est lors ce long week-end qu’est vendue la saucisse de sorcière ainsi que l’apéritif de sorcière qui vous protège des sortilèges durant un an.

Histoire de Wasmes

  • wasmes église.jpgWasmes [wam][1] (en wallon Wame-e-Borinaedje) est une section de la commune belge de Colfontaine, située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

    C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Elle comprend les hameaux de Wasmes et Petit-Wasmes.

  • Étymologie

    L'antiquité du village se révèle notamment dans les titres qu'on lui donnait. Les formes les plus anciennes sont Wamium (flumen Wamii - 963), Guamioe (1095), Squamioe (1110) mais ce doit être une mauvaise lecture, Guasmoe (1103), Wamioe (1184) et Wamia (1181). En roman, le mot wasmes signifie les marais, les bas-fonds noyés et le mot vient du celtique wa wé, eau.

    Histoire

    On a découvert sur le territoire de Wasmes nombre de vestiges du passé, des urnes funéraires et des outils, des monnaies romaines, des vases et des fibriles en bronze.

    Le ruisseau principal qui traverse Wasmes, nommé rieu de Cocqfontaine, (rivus Gallifontis) rieu de Libeaupont, la Radde eau (l'eau rapide qui court rade, raide, dont on a fait de nos jours, le rieu des Rats d'eau !) Enfin, le rieu de Wasmes traverse un vallon aux bords escarpés et pittoresques. Il reçoit dans son parcours l'appoint d'autres petits cours d'eau, venant des fontaines situées au lieu-dit Funtenil (Fontenich 1298), Fontenoit (1310).

    Les terres « communes » de Wasmes étaient considérables. Elles servaient de pâturages, procuraient le bois à brûler aux Wasmois. L’agglomération principale se groupait surtout sur les deux versants du vallon. Les hameaux se sont établis plus tard. Outre Résignies, on trouvait en cette commune : le Petit Wasmes ; le Quesnoit (ou chênaie) ; la Platinerie, ancienne forge à martinet ; la Justice, à l’extrémité du territoire vers Hornu. Là se trouvaient les fourches ou gibet servant à pendre ou à attacher les condamnés des trois villages de Wasmes d’Hornu et de Saint-Ghislain, qui ne formaient qu’une seule juridiction seigneuriale, appartenant à l’abbaye de Saint-Ghislain. Le Cambril, place du Cambry, lieu où une rue, une voie, un ruisseau fait une courbe.

    En 1391, le manoir du Cambril situé derrière l’église de Wasmes appartenait à Jehan Gobert. La Place Saint-Pierre est un écart situé assez loin du centre, très peuplé. Parmi les principaux lieux-dits de Wasmes, notons : les Vanials ou Vaniouls (1298-1372) rappelant l’oiseau de ce nom, le vanneau, qui s’y trouvait jadis en abondance ; le chemin du Tour Notre Dame, rappelant la célèbre procession de la Pentecôte de Wasmes ; le Moulin de Biaumez (1372), c’est-à-dire, Belle demeure ; la Maladrie, vers les bouleaux de Wasmuël ; les champs des Gonthières, de la Croix Saint-Eton, Croix Hubert et Larges Fossés, de la Court rappelant la grande et magnifique ferme que les moines de Saint-Ghislain possédaient en ce village; ceux de Watehaye, de Berchon, des Hauts Chênes, du Bahu, de Montigny, de l'Épinette, des Sauvelons des Longues Bornes.

     

07:40 Publié dans Wasmes | Lien permanent | Commentaires (0)

Histoire de Pâturages

200PX-~1.JPG

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Communes fusionnées de l'entité de Colfontaine

Pâturages, Warquignies, Wasmes

Histoire

Pâturages est arrosé par le ruisseau du Rieu du Cœur, que l'on devrait dire «chœur » car il a pris ce nom de son passage derrière le chœur de l'église de Frameries. À l'époque romaine, ce territoire était habité, comme en témoignent les nombreuses antiquités qu'on y a découvertes. Les dépendances anciennes sont Caud-Caillou, Chaud caillou, rappelant peut-être un affleurement de houille qui se serait embrasé ;" Cul du Quevau", où "Cul" signifie "fond" (et non "derrière" comme cela a été "traduit" en français) et "vau" qui vient de "vaue", c'est-à-dire "voie", il s'agit donc du "fond de la voie", ce qui correspond très bien à la topographie de ce coin de Pâturages à l'extrême entre Wasmes et Eugies.

Au XIVe siècle

La commune s'étendait, vraisemblablement, du chemin de Binche vers le bois l'évêque en y comprenant la rue Mitoyenne d'Eugies et une partie de La Bouverie. Pâturages était alors une dépendance de Quaregnon. Les habitants de ces communes avaient le droit exclusif de faire paître leurs troupeaux, de tailler des coupes dans le bois et de tirer du sable et des pierres (Chemin de Binche et bois l'évêque).

Dans le bois l'Évêque tout proche, les loups (les leus) venaient se nourrir de quelques bêtes, ce qui provoqua une peur immense, d'où la naissance de croyance populaire. Aussi quand ces canidés eurent disparu de nos contées, chassés par les défricheurs et les bâtisseurs, leur fit-on place dans la légende et dans le folklore.

Au XIVe siècle jusqu'à la fin de l'ancien régime : ces pâturages étaient soumis aux "droit de champiage" des villages de Frameries, Quaregnon. C'est sur ce territoire que sont situés les premiers charbonnages du couchant de Mons.

Au XVe siècle

En 1410, on trouvait sur Pâturages un lieu dit « le Casteil le diaule » ou Château du Diable, comme celui de Quaregnon. Y aurait-il eu là, une vieille ruine romaine ou franque, que le populaire aurait baptisée de cette appellation mystérieuse ?

Au XVIe siècle

En 1772, dressé dans une liste officielle, Pâturages est cité comme village. L'abbaye de Saint-Ghislain était collateur de la paroisse de Pâturages qui fut démembrée, en 1685, de celle de Quaregnon.

Début du XVIIIe siècle

Dès le début du XVIIIe siècle, l'extraction de la houille se faisait à Pâturages, voire au siècle précédent. C'est cette industrie qui a donné une grande extension à l'agglomération devenue de nos jours, l'une des plus populeuses du Borinage.

A la Révolution, la commune fut choisie comme chef-lieu de canton et siège d'une administration cantonale.

Le XXe siècle

Pâturages : sgraffite réalisé par Paul Cauchie sur La façade de la maison du peuple.

Le samedi 26 août 1961 : sous le patronage de l'administration communale "El d'jeu Dou leu" a eu lieu la première fois, à l'initiative de Marcel Fléron secrétaire communal de Pâturages. Marcel Fléron pensait que, puisqu'il y existait des jeux folkloriques comme "Le Lumeçon" à Mons, pourquoi les Pâturageois que l'on appelle encore souvent "les leus dou Pasturache" ne pourraient-ils aussi posséder leur "leu de légende" ? Messieurs le Bourgmestre Achille Delattre et Arthur Nazé échevin de l'instruction publique admirent aussitôt le principe.

En 1977, comme les autres communes du pays, Pâturages fusionna avec Wasmes et Warquignies pour constituer la nouvelle entité de Colfontaine. Contrairement à la plupart des communes fusionnées, cette entité ne porte pas le nom de l'une des anciennes communes qui la composent : Pâturages, Wasmes et Warquignies ont été oubliés pour faire place au nom de Colfontaine, qui désignait un bois. Cet espace vert faisait jadis partie de la grande forêt Charbonnière qui couvrait la Belgique. La forêt de Mormal en France au Sud de Bavay en est vestige.

Dès l'installation du christianisme, l'abbaye de Saint-Ghislain relevait de l'Évêché de Cambrai. Cet évêché s'étendait sur d'importants territoires. Aux alentours de 110, un seigneur de Fontaine-l'Évêque fut ordonné évêque de Cambrai. Il s'appelait Colart de Fontaine. L'union de ces deux noms donna Colfontaine.

Personnages célèbres

  • Vincent Van Gogh (1853-1890), peintre. Sa traversée du Borinage commença à Pâturages, en 1878. Le jeune homme, âgé de 25 ans, est accueilli par un pasteur qui l'installa chez un colporteur au 39, rue de l'Église.
  • Augustin Dupont, Écrivain. Pièces patriotiques : L'départ du pioyte (1919), Pou l' patrie (1919, 3 actes); Filoche, camelot nouviau riche (1922). Fâte grisou, 4 actes avec chants, créée le 11/11/1933 à Pâturages; "scènes vécues de la vie du mineur, montrant l'esprit de solidarité et de sacrifice de ces travaileurs, sentiments dus aux dures exigences du métier. Pièce réaliste".
  • Achille Delattre, Homme politique, Écrivain (Comédies).
  • Armand Simon (Pâturages, 1906 - 1981), dessinateur surréaliste du Hainaut

    Imprimerie

    • Le Hainaut est de toutes les provinces celle où l'imprimerie s'est le plus développée vers 1850. C'est particulièrement dans les localités où l'industrie charbonnière était en pleine activité, et où la population s'était accrue dans une si grande proportion, que le besoin d'avoir une presse s'est fait sentir. La première imprimerie du Borinage fut établie à Pâturages par Pierre-Philippe Caufriez (né le 23 mai 1812 à Pâturages et décédé le 23 avril 1882 à Wasmes). Il y publia en 1844 un journal hebdomadaire sous le titre de L'Écho du Borinage. Caufriez a fait paraître un Almanach borain.

07:40 Publié dans Pâturages | Lien permanent | Commentaires (0)